
Contexte
Un terrain, un paysage
Une parcelle de 800 m² en pente douce vers le sud, dans une commune résidentielle de l'Ouest parisien. Le PLU autorisait une emprise au sol de 40 % et une hauteur maximale de 9 mètres au faîtage. Le voisinage, constitué de maisons des années 1930 et de pavillons récents, imposait une insertion respectueuse sans mimétisme.
Les propriétaires — un couple avec trois enfants — souhaitaient une maison ouverte sur le jardin, lumineuse, avec une séparation claire entre espaces de vie et espaces de nuit.
Intention architecturale
Habiter le paysage
L'intention était de créer une maison qui dialogue avec son terrain plutôt que de s'y imposer. La pente naturelle est devenue un atout : chaque niveau s'ouvre sur un jardin en terrasse, prolongeant l'intérieur vers l'extérieur à chaque étage.
L'architecture devait être sobre, minérale, durable — une maison qui vieillit bien, dont les matériaux se patinent avec le temps.
Contraintes
Ce que le projet devait résoudre
Urbanisme
PLU restrictif sur les gabarits, les prospects et les matériaux de façade. Négociation avec l'instructeur sur la hauteur du dernier niveau (attique en retrait) et sur l'usage du béton apparent en façade.
Terrain en pente
Dénivelé de 2,80 m entre le point haut (accès rue) et le point bas (fond de parcelle). Terrassement en gradins, murs de soutènement intégrés à l'architecture, drainage périmétrique.
Performance thermique
Objectif RE2020 renforcé. Isolation par l'extérieur, triple vitrage côté nord, pompe à chaleur géothermique, ventilation double flux. Simulation thermique dynamique dès la phase d'esquisse.
Solutions
Quatre décisions architecturales
Volumétrie en gradins
Le terrain en pente a dicté une volumétrie en gradins qui épouse la topographie naturelle. Chaque niveau s'ouvre sur un jardin en terrasse, créant une continuité intérieur-extérieur à chaque étage. Le bâtiment ne domine pas le site — il s'y inscrit.
Façade en pierre et béton brut
L'enveloppe associe la pierre calcaire locale — pour ancrer la villa dans son contexte — et le béton brut matricé — pour affirmer sa contemporanéité. Les menuiseries en aluminium anodisé bronze complètent cette palette sobre et durable.
Plan libre au rez-de-jardin
Le rez-de-jardin est conçu comme un espace unique de 120 m², sans mur porteur intermédiaire. La structure repose sur des voiles périphériques et deux poteaux ponctuels, libérant un volume traversant qui s'ouvre sur le jardin au sud et à l'ouest.
Lumière zénithale au cœur du plan
Un puits de lumière central traverse les trois niveaux, apportant un éclairage naturel au cœur de la villa — escalier, paliers, salle d'eau intérieure. Ce dispositif évite la dépendance aux seules façades pour l'éclairage naturel.
Résultat
La villa s'inscrit dans son terrain comme si elle y avait toujours été. Les gradins créent une intimité naturelle à chaque niveau. La pierre vieillit déjà — elle se patine, elle s'enracine.
Le projet a été livré après vingt-quatre mois — huit mois d'études et de procédures, seize mois de chantier. La maison atteint un niveau de performance thermique supérieur aux exigences RE2020, avec une consommation énergétique primaire inférieure de 20 % au seuil réglementaire.
Expertises associées
Ce projet s'inscrit dans notre expertise en rénovation d'appartement à Paris. Faire appel à un architecte à Paris.